Outils personnels

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / LOISIRS / Tourisme / Côté nature / Roseraie communale

Roseraie communale

IMG 5218

Présentation générale

Ivan Louette, jardinier communal à l'époque, crée la roseraie en 1986. C’est un passionné de roses mais surtout de biodiversité. Il gère l’espace avec un souci environnemental, sans fongicides ni pesticides et en choisissant les plantes qui s’acclimatent localement. Il mêle la rose et la nature, les roses de collection et les nouvelles créations, le local et l’universel. Il voulait que « la roseraie soit un outil pédagogique pour mieux comprendre la place qu'occupe l'homme dans la nature ». Il a travaillé en collaboration avec Louis Lens, célèbre rosiériste, et le Jardin botanique de Meise.

Depuis fin 2013, c’est un collectif de citoyens qui a entrepris de restaurer, d’entretenir et de préserver la roseraie dans le même état d'esprit que son créateur. Elle représente un écrin très riche de biodiversité ainsi qu'un élément capital du maillage écologique pour les environs. Son intérêt est multiple : conservatoire, pédagogique et environnemental.

Le collectif, qui a signé une convention avec la commune, y organise des chantiers mensuels d'entretien, participe à des appels à projets. Le service environnement participe à la gestion du site pour les tontes, l’évacuation des déchets, la pose de matériel et les contacts avec le Collège communal.

Nos chantiers ont lieu tous les 4ièmes samedis du mois de février à novembre. Tout citoyen y est bienvenu entre 14h et 17h. Aucune compétence particulière n’est requise. Les outils sont fournis et un goûter vous attend en fin de chantier.

Pour faire partie du collectif et recevoir les annonces des chantiers et évènements, écrivez à Y29sZXR0ZXdvZXN0eW5AaG90bWFpbC5jb20=.

Des chantiers “extra” sont aussi organisés. Info régulière via notre page Facebook https://www.facebook.com/RoseraieChaumontGistoux/ ou auprès de bWljaGVsaW5lLmJvbmVAc2t5bmV0LmJl.

Si vous souhaitez vous promener librement dans ce beau labyrinthe qu'est notre roseraie communale, sachez qu'un dépliant permettant de suivre un circuit thématique est disponible dans la boite à lettres accrochée au panneau d’affichage près de l’entrée de la Roseraie.

Nous vous proposons un circuit à travers la roseraie qui comprend 18 haltes marquées par de petits panneaux.

Des visites guidées sont en outre possibles sur demande. Contact auprès de eXZhbi5jYXBvdWV0QGdtYWlsLmNvbQ==.

  1. Type de rosiers : la roseraie comprend des rosiers botaniques ou sauvages de plusieurs parties du monde, des rosiers anciens créés jusqu’à la fin du XIX ème siècle qui ne fleurissent souvent qu'une fois par an et des rosiers modernes, principalement ceux créés par Louis Lens, qui fleurissent plusieurs fois par an.
  2. Rosiers créés localement : une dizaine de variétés issues de semis spontanés ont été sélectionnées et ont reçu des noms en rapport avec le territoire de la commune ; ici "Fontaine des loups" qui se réfère à un lieu-dit sur le plateau des Bruyères. Certaines variétés sont commercialisées, comme le rosier Coriandre, un hybride de Rugosa ou le Paula Vapelle, un hybride de Stanwell perpetual.
  3. Hôtel à insectes : offert et placé par Léopold Dethier, habitant du village, spécialiste des abeilles et odonates. Cet hôtel comporte 92 nids possibles pour les abeilles sauvages. Observez aussi le nichoir à oiseaux juste au-dessus, un parmi d'autres placés par le Collectif dans la roseraie afin d'accueillir les passereaux.
  4. Morphologie des roses : une rose possède 4 organes ; le calice est l’enveloppe extérieure de couleur verte constituée de sépales ; la corolle est composée de 5 pétales, pour une rose simple, de 10 à 20 pour les roses semi-doubles, plus de 20 pour les roses doubles et davantage encore pour les roses centifolia ; les étamines, organes mâles, contiennent les sacs de pollen ; le pistil, organe femelle, est constitué de plusieurs carpelles, ensemble composées de l’ovaire qui renferme les ovules et du style qui se termine par les stigmates qui retiennent le pollen.
  5. Parfum des roses : beaucoup de roses ont été choisies pour leur parfum ; pour apprécier le parfum d’une rose, il faut respirer doucement, le meilleur moment de la journée est le matin. Ici, une des variétés de la rose de Damas, dont la fleur est beaucoup utilisée en parfumerie.
  6. Orties et papillons : plus d'une dizaine d'espèces de papillons nichent sur les orties. Parmi eux, le Vulcain, la Petite Tortue, la Belle Dame, le Paon du jour, Robert le Diable, la Pyrale de l'ortie, la Pyrale du Houblon, l'Ecaille chinée, la Noctuelle de l'ortie.
  7. Arbre mort : important à préserver pour la biodiversité. Une foule d'insectes s'y trouvent, xylophages ou autres qui y pondent et offrent ainsi éventuellement de belles larves aux oiseaux. Le Lierre (Hedera sp) qui y pousse, liane d'origine tropicale, joue aussi un rôle fondamental pour les oiseaux à la fin de l'hiver, en leur apportant par ses baies une nourriture riche en lipides. Il est hétérophyle, c'est-à-dire qu'il porte deux feuilles différentes.
  8. Rosier châtaigne : Rosa roxburghii est un rosier botanique en provenance de l’Himalaya. Il ressemble à un arbre, l’écorce du tronc s’exfolie régulièrement et naturellement et il n’est pas nécessaire de le tailler. Il doit son nom à son gros fruit couvert de piquants comme la bogue de châtaigne. Notre exemplaire est un des plus grands d'Europe.
  9. Couleur des roses : les roses ne sont jamais bleues mais offrent une multitude de coloris qui ont inspiré les peintres (Pierre-Jospeh Redouté par exemple) coloristes et impressionnistes. Certains rosiers, comme "Sinensins mutabilis" ici présent, offre des roses d'un panel de couleurs différentes en fonction de sa maturité : la fleur du bouton est orange, elle devient ensuite jaune puis vire au rose.
  10. Cadran solaire : offert et placé à la belle saison par Patrick Verhofstede, habitant de notre entité, amateur de roses et sympathisant du Collectif.
  11. Plantes sauvages : c'est délibérément que celles-ci poussent dans la roseraie qui se veut environnementale, c'est à dire favorisant la biodiversité. Au printemps notamment, Cardamines des près et Pissenlits se côtoient dans les allées. Ail des ours, Alliaires officinales, Eupatoires chanvrines, Prêles géantes parmi d'autres plantes indigènes se trouvant déjà naturellement sur l'endroit, d'autres ayant été importées de jardins ou autres milieux sauvages (Ancolies, Sceaux de salomon, Anémones du Japon par exemple).
  12. Bukavu : ce rosier est une création du célèbre pépiniériste belge Louis Lens qui était un ami d'Ivan Louette. Il l'a dédié à l'hôpital de Bukavu au Congo qui bénéficie des royalties sur les ventes.
  13. Géraniums : outre les géraniums indigènes spontanés et introduits dans la roseraie, Ivan Louette en a aussi créés, tels "Philippe Vapelle" du nom de son grand-père maternel et "Terre Franche" nom lié à l'histoire du village. Ils servent de couvre-sols, sont peu exigeants, ont l'avantage de résister aux limaces, aux attaques des rongeurs souterrains (campagnols) et de présenter une bonne résistance aux maladies.
  14. Cynorrhodons : c'est ainsi que l'on appelle le fruit caractéristique de toutes les plantes du genre rosa; c’est en fait un faux fruit charnu, car à la fois l'ovaire et son réceptacle participent à sa formation; il contient, à l’intérieur 20 à 30 vrais fruits ou akènes, qui incluent chacun une seule graine; le cynorrhodon peut être sphérique, ovoïde, globuleux ou en forme de bouteille. Sa couleur va du rouge au jaune, parfois noir à maturité.
  15. Aubépine : un des arbres de la roseraie, parmi les pommiers, l'endroit étant à l'origine un verger. S'y trouve aussi un saule tortueux, arbre assez rare. Les arbres y sont préservés dans un souci d'équilibre naturel.
  16. Roses et insectes : même si les roses ne produisent pas de nectar, cela ne les empêche pas d'être visitées par une multitude d'insectes, leurs nombreuses étamines leur offrant du pollen à profusion. Abeilles sauvages, leptures tachetées, divers insectes et odonates (libellules et demoiselles) contribuent ainsi aussi à la pollinisation.
  17. Diversité des rosiers : les roses botaniques mondiales (genre rosa) se répartissent en 4 sous-genres dont 2 sont présents à la roseraie : Platyrhodon et Eurosa ; le sous-genre Eurosa comprend 10 sections dont 7 sont présentes à la roseraie : caninae, carolinae, chinenses, cinnamomeae, gallicanae, pimpinellifoliae, et synstylae ; toutes ces sections diffèrent entre elles par le port du rosier, et la forme des aiguillons, des feuilles, des fleurs, des inflorescences et des fruits.
  18. Primevères : Ivan Louette se plaisait à hybrider les rosiers mais aussi les plantes, dont les primevères. Ainsi a-t-il planté des espèces sauvages, dont notre primevère indigène (Primula elatior), aux côtés d'espèces horticoles (Primula x hortensis) et a obtenu ce qu'il recherchait en termes de variété de couleurs, à la satisfaction du peintre qu'il est aussi.

IMG 5205

IMG 5189

IMG 5166

IMG 5161

IMG 5158

IMG 5148

Biodiversité roseraie

Biodiversité roseraie4

Biodiversité roseraie3

Biodiversité roseraie1