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Chaumont-Gistoux

Etymologie :
Chaumont: "calvus mons" (1031) = mont chauve
Gistoux: "gesteau" = colline sablonneuse

Les habitants sont les Chaumontois et les Gistousiens.

HISTORIQUE

Quoique peuplé dès la période néolithique, il faut attendre le Moyen Age pour trouver les premières mentions de Chaumont et de son hameau Gistoux. La seigneurie de Chaumont, bien usurpé à l'abbaye de Saint-Bavon de Gand, fut donnée par un prince-évêque de Liège à un de ses vassaux; Lambert de Chaumont, le premier connu, est cité en 1031.

En 1196, Erphon de Chaumont fait donation de l'église et de la dîme (levée par l'évêque de Liège) à l'abbaye de Bonne Espérance en Hainaut. Ecartelé entre différents propriétaires (grandes abbayes, seigneurs laïques) et soumis aux pouvoirs de tutelle de puissants rivaux (duc de Brabant et prince-évêque), le village connut de nombreux et fréquents procès. Chaumont, enclave liégeoise en terre brabançonne, resta "terre franche" à l'égard du duc de Brabant jusqu'en 1795. L'annexion de nos régions par la France unifia le statut de Chaumont et de son hameau Gistoux, englobée dans le département de la Dyle. En 1830, ils deviennent brabançons. Les armoiries de l'actuelle commune sont celles de la maison de Lummen, qui possédait des biens à Chaumont au 14è siècle.

A VOIR

A Chaumont, dans un périmètre restreint autour de l'église : sur le plateau, les fermes typiques de Gentilsart (quadrilatère avec corps de logis du 18è siècle), de la Croisette (ferme en carré, logis daté de 1732) et de Sommeville sur l'ancienne chaussée de Louvain à Nivelles.

La chapelle Notre-Dame de Bonne-Espérance (rue de la Barre à Chaumont), dédicacée sur le piédestal, est datée de 1773.

Rue des Moutons, une pierre levée est un possible vestige d'un ensemble lithique plus vaste.

Rue Goffinet, l'église Saint-Bavon, ancienne église castrale, a conservé sa tour romane et son choeur gothique en moellons de grès (12è - 13è siècles, restaurée au 19è siècle). A l'intérieur, elle possède un arc triomphal et une oeuvre de Polydore Beaufaux, le Martyre de saint Etienne. Elle jouxte le presbytère construit dans la deuxième moitié du 18è siècle en grès clair et ferrugineux. Le château fort a laissé quelques vestiges dans le jardin de la cure.

L'ensemble fortifié, bâti sur un éperon en bordure du plateau, dominait la vallée du Ry du Pré Delcourt (site classé). En contrebas, rue du Gros Médard, les abondantes collections du Musée de la Ligne K-W (Koningshooikt-Wavre, qui allait d'Anvers à Namur), en référence à la deuxième ligne de défense qui traversait la région en 1940, sont consacrées à l'histoire locale de la Deuxième Guerre mondiale. Les captages d'eau jalonnent la rue de la Champtaine.

A Gistoux : au départ de la Maison de l'Environnement, rue d'Inchebroux, rejoindre le lieu-dit "Les Bruyères". Des fouilles menées Drève du Bois ont révélé l'existence d'un site du Michelsberg (2500 à 2000 av. J.C.) : une levée de terre de près de 700 m de long sur 2,30 m de profondeur barrait l'éperon naturel formé par le Ry du Pré Delcourt. Les terres accumulées en talus vers l'intérieur de l'enceinte formaient une dénivellation de 4,70 m. Ce site à caractère défensif a livré un riche matériel archéologique : une partie de silex taillés provient des minières néolithiques de Spiennes en Hainaut (site classé en 1971).

En contrebas, rue Colleau, le château Jamar (et son étang), du nom de ses propriétaires actuels, appartint jadis à la famille bruxelloise des 't Serclaes. Le bâtiment a été remanié et enduit au début du 19è siècle. Dans les années 1930, il appartint à l'écrivain hollandais Eddy Du Perron, ami d'André Malraux.

En face, la maison communale (Maison Valériane), ancienne ferme en carré du 19è siècle, forme avec sa roseraie historique (250 espèces), un cadre reposant.

Sur le Train, le site classé des étangs d'Inchebroux, comme la fausse "cascade" voisine, étaient des retenues d'eau de l'ancienne linière démolie dans les années 1970.

Dans les vallées, les moulins, nombreux à Gistoux, exploitaient autrefois les cours d'eau à des fins diverses (mouture, broyage, sciage). Le moulin Blanc (ou Debienne) sur le Ry du Pré Delcourt à conservé ses mécanismes; rue de Wavre, le Stordoir (ou Bonus) longe le Train; celui d'Inchebroux (ou Degelle) a été trafiqué, mais un grande partie des mécanismes sont encore visibles à l'arrière.

Sur les versants des vallées, les sablières exploitées aux 19e et 20e siècles (certaines le sont toujours) et desservies par une ligne vicinale fournissaient du sable aux verreries de la région de Charleroi. Elles ont considérablement modifié le relief, faisant apparaître le grès ferrugineux sous-jacent à la Champtaine (réserve naturelle classée pour sa flore, sa faune et ses "falaises" évoquant le Far West) et au Ronveau (centre sportif).

Les étangs de fonds de vallée du Ronvau ont été aménagés en plage et lieu de canotage au début du 20e siècle, favorisant le tourisme dans les "Ardennes brabançonnes" jusqu'au années 1950. Chaussée de Huy, l'actuelle église Saint Jean-Baptiste - de construction récente (1854) - rappelle que Chaumont n'érigea Gistoux en paroisse qu'au 18e siècle.

Le château des Roses, ancienne pension de famille, est le témoin du succès touristique de Gistoux du début du 20e siècle, succès conforté par la création de la compagnie privée des Bus Pullman (actuels TEC) reliant Chaumont-Gistoux à Bruxelles Quartier-Léopold dès les années 1920.

Le Bloquia, rue de Corroy, papeterie puis cartonnerie, cessa ses activités en 1976; son nom évoque une des nombreuses tours fortes qui défendaient le duché de Brabant au Moyen Age (actuellement restaurant). Rue de Corroy et rue des Bovrées, les cressonnières qui ont fait la réputation du village subsistent toujours. En remontant sur le plateau, rue Ferme du Mont, la ferme du Mont, vestige d'une grande ferme en briques et pierres bleues, est citée en 1525 comme bien de l'abbaye de Bonne-Espérance.

Source : Histoire et patrimoine des communes de Belgique, Province du Brabant wallon, Editions Racine