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Fauchage tardif

Fauchage tardif des bords de routes à Chaumont-Gistoux

Pourquoi ? Comment ?

La Wallonie présente un réseau routier très important : 831 km d’autoroutes, plus de 7.000 km de routes régionales, 721 km de routes provinciales et près de 58.000 km de routes communales. Des chiffres qui indiquent combien les accotements, terre-pleins, talus et fossés, représentent d’importantes surfaces susceptibles d’accueillir une faune et une flore sauvages.

Aussi, dans le cadre de l’Année européenne de la Conservation de la Nature 1995, la Direction de la conservation de la Nature et des Espaces verts de la Région wallonne lançait une action-pilote de gestion écologique des bords de routes communales. L’objectif : les rendre plus accueillants pour la vie sauvage.

Le 23 mai 1995, Chaumont-Gistoux faisait partie des dix premières communes à signer la Convention régionale "Bords de routes". La commune s’est alors engagée à établir un plan de gestion dont la dernière révision date du 17 mai 2006.

Concrètement, sur cette carte sont reportées :

1. toutes les dépendances entretenues par la commune : routes communales, chemins de terre, voiries agricoles, ...

2. les zones sensibles suivantes qui sont fauchées autant de fois que nécessaire (fauchage intensif) :

  • les zones de sécurité routière, situées en bordure de chaussée, qui ont la largeur d’un engin de coupe, soit environ 1,20 m. Cependant, là où la visibilité maximale est requise (carrefours, virages et autres endroits dangereux, ...), elles peuvent avoir une largeur plus importante. Dans ces zones, le fauchage y est intensif (deux à quatre coupes par an) afin de respecter les impératifs de sécurité. De telles zones, gérées intensivement, constituent également des espaces refuges pour les usagers de la route (piétons, cyclistes, automobilistes) ;
  • les zones à problème de gestion concernent les accotements où la présence de plantes « indésirables » est signalée : chardons, oseilles, orties, ... Pour des raisons légales ou agricoles, il est parfois nécessaire d’éliminer ces plantes. Les communes signataires respectent la législation relative à l'échardonnage en éliminant les chardons réputés nuisibles. En vertu de l'Arrêté royal du 19 novembre 1987 relatif à la lutte contre les organismes nuisibles et aux produits végétaux, seuls le cirse des champs (Cirsium arvense), le cirse lancéolé (Cirsium lanceolatum), le Cirse des marais (Cirsium palustre) et le chardon crépu (Carduus crispus) sont réputés nuisibles ;
  • les zones urbaines, quand les habitations sont situées au bord de la route, en dehors des agglomérations. Dans ces cas, il est parfois nécessaire d’étendre le fauchage à la totalité de l’accotement.

En dehors des zones sensibles à fauchage intensif, on applique la fauche tardive sur le reste du territoire : une bande d’un mètre en bordure de chaussée est fauchée autant de fois que nécessaire tandis que le reste de l’accotement n’est fauché qu’après le 1er août.

Outre les panneaux de signalisation « fauchage tardif - zone refuge », la Région wallonne fournit les dépliants d’information et les cartes topographiques au 1/10.000 couvrant l’entièreté du territoire communal. Elle encadre aussi la commune pour former le personnel technique (la dernière séance s’est déroulée le 24 juin 2008), sensibiliser la population (une rencontre publique a eu lieu en mai 1999 et plusieurs articles paraissent régulièrement dans Amalgame) et organiser des conférences spécifiques (le 27 mai 2008, les agriculteurs de Chaumont-Gistoux ont été invités à rencontrer les représentants de la Région wallonne et de la Commune). Enfin, progressivement, des inventaires botaniques sont entrepris (environ 5.000 relevés botaniques ont ainsi été réalisés et 762 espèces végétales observées, soit 50% de la flore de Wallonie. Parmi ses espèces, 56 jouissent d’un statut de protection et 38 autres sont considérées comme rares ou en voie de raréfaction).

Aujourd’hui, la campagne de fauchage tardif des bords de routes est d’application dans 193 communes, soit plus de 70% des communes wallonnes. Le long des routes communales, plus de 13.725 kilomètres sont concernés par le fauchage tardif ce qui représente une superficie d’environ 3.431 hectares.

Source : http://www.wallonie.be

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