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1er juin 2019 : «Zéro pesticide», dans les cimetières aussi !

Le 27 janvier 1984, la Région wallonne entamait un lent processus de réduction des pesticides dans les lieux publics et privés.

En 2016, les jardiniers de Chaumont-Gistoux atteignaient le « zéro pesticide » (cf. Amalgame n°75 – printemps 2018) sur tous les sites gérés par leurs soins, anticipant ainsi l’échéance ultime du 1er juin 2019. Depuis cette date, tout espace vert public en Région wallonne est passé à ce régime, y compris les cimetières.

En effet, dans la mise en place de pratiques plus respec-tueuses de l’environnement naturel, mais aussi de la santé des gestionnaires et du public, les cimetières sont souvent les derniers à franchir le pas. En quelques générations, ces lieux de recueillement ont été progressivement minéralisés (monuments en pierre, caveaux en béton, allées en gravier ...). Dans la plupart des communes engagées dans une gestion écologique des espaces publics, la végétalisation des cimetières a généralement été associée à un sentiment d’abandon des lieux, les « mauvaises herbes » envahissant le moindre espace et semblant menacer les tombes elles-mêmes.

Pour continuer à témoigner son respect aux défunts et à leurs familles, tout en offrant une juste place à la faune et la flore, la Commune de Chaumont-Gistoux se donne donc le temps et les moyens de modifier l’apparence de ses cimetières. Fossoyeurs et employée de l’état civil suivent, actuellement, des formations spécifiques pour découvrir de nouvelles méthodes de gestion. Ils participent à une com-mission « cimetières » où se retrouvent Bourgmestre et échevins, directeur des travaux, contremaître, conseillers en environne-ment, paysagiste, bota-niste ... Car pour associer nos coutumes funéraires à la biodiversité, les interven-tions sont multiples : créer de nouvelles voies de com-munication adaptées, soit aux convois funéraires et aux véhicules techniques, soit aux familles venues se recueillir ou entretenir une sépulture, embellir les aires de dispersion, fleurir les entrées, installer des bancs près d’une haie ou d’un arbuste ...

Dans les prochains numéros de l’Amalgame, vous pourrez découvrir les étapes de cette lente transformation. Le cime-tière de Bonlez obtiendra-t-il le niveau 1 du label « Cimetière-Nature » ? Quelles techniques la Commune retiendra-t-elle pour gérer les allées en gravier ?

Marie-Laurence SERRET-BRAGULAT,
Conseillère en Environnement

Exemple au cimetière de Bonlez