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Bonlez

Bonlez est bâti dans les magnifiques vallées du Train et du Glabais.

Ce village, anciennement agricole, devenu résidentiel nous offre un paysage vallonné et boisé sur les coteaux sur des sols sablo-limoneux. Le point culminant est situé à +/- 140 m au champ de la Coquière.

HISTORIQUE

Peuplé dès l'âge du bronze, il faut néanmoins attendre le Moyen-Age pour trouver mention du village situé dans la vallée du Train. Il se partageait alors en deux entités : Haut-Bonlez et Bas-Bonlez. La première entité était située à l'extrémité méridionale du village, autour de l'église paroissiale; la seconde groupait ses maisons près du château. L'histoire de la commune, terre brabançonne, est liée à celle de ses châtelains jusqu'au début du 20è siècle. L'abbaye d'Affligem posséda des terres à Bonlez jusqu'à la Révolution française.

A VOIR

En venant de Dion-le-Mont par la N243, on aperçoit la ferme de l'Herbe (ou del Herbe, 18è siècle), ferme traditionnelle en carré qui donna son nom à des seigneurs de Dion-le-Val au 14è siècle.

Construite en brique et pierre blanche de Gobertange, l'église Sainte-Catherine, entourée du cimetière, est une harmonieuse construction de style classique avec tour carrée (1771). En 1768, l'architecte Laurent-Benoît Dewez (1731-1812) fut chargé de sa reconstruction (après une modification du château). L'intérieur a conservé son orgue d'origine, des statues des 15è, 16è et 17è siècles, et s'est enrichi récemment de vitraux et d'un chemin de croix dû au céramiste Max Vanderlinden. En face, la cure est une belle demeure de style Louis XV. Les rues environnantes conservent nombre de petites maisons basses avec dépendances (moellons, colombages, briques,...) qui contrastent avec les grosses fermes en carré dispersées dans le paysage.

En montant la rue d'En Haut, on découvre sur les hauteurs boisées de la vallée du Train, dans le bois de l'Aftia, des tombelles à enceintes (âge du bronze moyen) appartenant à la civilisation d'Hilversum (1500-1400 av. J.C.). Elles sont voisines (à quelque 350 m) de l'enceinte néolithique des Bruyères de Chaumont-Gistoux (sites classés). Au bout du chemin de l'Aftia, en suivant le chemin du Fort des Voiles (ce nom rappelle l'existence d'un ancien four à verre exploité au 16è siècle par le Colnet), les bâtiments (1925) de la pisciculture Collette (sur le Glabais) forment, avec les étangs et la chapelle, un ensemble bucolique.

Au bas de cette rue, sur le cours du Train, le château (privé), construit en briques et grès, et flanqué de quatre tours, remonte au 13è sièce; il resta dans la famille des Walhain jusqu'au 17è siècle, avant la réunion de Bas-Bonlez à Haut-Bonlez. A cette époque, les Verreycken lui donnèrent son allure actuelle; douves et pont-levis furent maintenus et un parc de 40 ha fut aménagé en réserve naturelle. A la Révolution française, Bonlez fut acheté par le baron de Lockhorst ; sa fille épouse de Charles Napoléon François Joseph, duc de Looz-Corswarem, en hérita et la famille en resta propriétaire jusqu'en 1917. Malgré les transformations successives, les bâtiments gardent un caractère imposant.

A la limite de Grez-Doiceau, l'ancienne filature (propriété privée) installée sur le Train (1837-1930) conserve son corps de logis, l'ancienne forge, une partie de la turbine et des bâtiment annexes.

La ferme du Grand-Sart, chemin du Grand-Sart, est avec ses dépendances (18è siècle) une ferme brabançonne typique comme la ferme rose à la limite de Gistoux (ruelle Seron, 18è siècle).

Source : Histoire et patrimoine des communes de Belgique, Province du Brabant wallon, Editions Racine