Action Radon du 1er octobre au 31 décembre - Faites le test !
Inodore, incolore et insipide, le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans les sols et les roches. Depuis le sous-sol, il peut s’infiltrer dans n’importe quel bâtiment par les fissures, les passages des tuyaux sanitaires et de chauffage, etc. Lorsqu’il est inhalé, il atteint les poumons et irradie les tissus, ce qui peut les endommager et provoquer un cancer. Après la cigarette, le radon est la deuxième cause de cancer du poumon dans notre pays. Il occasionne chaque année environ 480 cas de cancer du poumon en Belgique. Cependant, seulement 4,8% des ménages brabançons connait le taux de radon dans son logement. Les fumeurs sont particulièrement sensibles lorsqu’ils sont exposés au radon car les effets nocifs du radon et du tabac se combinent.
Le radon provient de la désintégration de l’uranium naturellement présent dans la croûte terrestre. Cet élément est présent en quantités variables selon les caractéristiques géologiques du sous-sol. Les roches schisteuses et granitiques en contiennent particulièrement. Etant un gaz, le radon est capable de passer à travers les pores et les fissures des roches. Il se diffuse ensuite dans l’air où il est dilué par les courants aériens. Il peut également pénétrer à l’intérieur des bâtiments dans lesquels il s’accumule et peut atteindre des concentrations très élevées. La concentration en radon peut varier fortement d’une région à l’autre et même d’un bâtiment à l’autre.
En Belgique, pour des raisons liées à la nature du sous-sol (présence de schiste), le sud du pays est plus touché par le radon que le nord.
Depuis février 2018, la réglementation européenne fixe le niveau de référence à 300 Bq/m³ (voir la Directive européenne 2013/59/Euratom). Il n'existe pas de concentration seuil en termes de risque pour la santé. Il est donc conseillé de tout entreprendre pour être en-dessous du niveau de référence.
L’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire a fixé les zones à risque radon selon 5 classes :
- Classe 0 : moins de 1% des bâtiments mesurés dépassent le niveau d’action de 300Bq/m³ ;
- Classe 1a : 1 à 2% des bâtiments mesurés dépassent le niveau d’action de 300Bq/m³ ;
- Classe 1b : 2 à 5% des bâtiments mesurés dépassent le niveau d’action de 300Bq/m³ ;
- Classe 2a : 5 à 10% des bâtiments mesurés dépassent le niveau d’action de 300Bq/m³ ;
- Classe 2b : plus de 10% des bâtiments mesurés dépassent le niveau d’action de 300Bq/m³.
La commune de Chaumont-Gistoux est en classe 0. A ce jour, 134 ménages ont réalisé une mesure du radon dans notre commune et la mesure la plus élevée est de 234 Bq/m³.
Les citoyens peuvent commander un détecteur afin de mesurer le taux de radon dans leur habitation sur le site www.actionradon.be
Le prix est de 20 euros par détecteur et il comprend l’envoi du détecteur, son analyse par un laboratoire spécialisé après 3 mois d’exposition, l’envoi du résultat, le suivi si le taux mesuré est trop élevé.
Ce prix comprend : - l’envoi du détecteur ;
- son analyse par un laboratoire spécialisé après 3 mois d’exposition ;
- la communication du résultat ;
- différents conseils pour diminuer la concentration de radon lorsqu’elle est supérieure à 300Bq/m³ ;
- la visite de remédiation par des agents du SAMI du Brabant wallon lorsque la concentration en radon est supérieure à 600Bq/m³ afin de réaliser de nouvelles mesures et de conseiller au mieux les occupants dans leurs travaux pour diminuer la concentration en radon.
Réflexe numéro 1 : aérer/ventiler
Une bonne qualité de l’air intérieur du bâtiment est primordiale pour la santé de ses occupants. Le manque de ventilation, particulièrement pendant la période froide de l’année, contribue à augmenter significativement la concentration en radon. La méthode la plus simple et souvent la plus efficace pour s’en préserver consiste donc à ventiler et aérer le bâtiment.
Faites le test !
