Attention

COVID-19 : Conditions d'accès à la maison communale

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / Vivre à CG / Nature & Environnement / Forêts et espaces verts / Fauchage tardif

Fauchage tardif des bords de routes à Chaumont-Gistoux

Le 23 mai 1995, Chaumont- Gistoux faisait partie des dix premières communes à signer la Convention régionale « Bords de route ». La commune s’est alors engagée à établir un plan de gestion spécifique dont la sixième révision vient de s’achever.

En 2020, la convention « Bords de route » a célèbré ses 25 ans et 233 communes la mettent aujourd’hui en œuvre sur plus de 16.000 kilomètres de bords de route, soit près de 3.600 hectares en Wallonie. Des chiffres qui indiquent combien les accotements, terre-pleins, talus et fossés, représentent d’importantes surfaces susceptibles d’accueillir une faune et une flore sauvages.

Au fil du temps, les agents du SPW/DNF ont parcouru les routes communales pour y réaliser plus de 11.000 inventaires botaniques (± 20 sur la commune de Chaumont-Gistoux). En améliorant la connaissance sur cette végétation des bords de route, les plans de fauchage tardif ont pu être améliorés. Si, en 1995, les premiers plans ne comprenaient qu’une seule méthode de gestion, actuellement, ils peuvent en contenir jusqu’à cinq. Et la campagne de fauchage évolue vers une gestion plus raisonnée.

Ces différentes modalités sont les suivantes :

  1. Les zones de fauchage «tardif» classique, caractérisées par un mulching de la végétation (matière végétale abandonnée sur place) à partir du 1er septembre et le fauchage préalable des zones de sécurité.
  2. Les zones de fauchage « tardif » classique, mais sans fauchage préalable de la zone de sécurité. Ce choix s’explique par la présence de plantes rares ou protégées dans la zone de sécurité ou d’une faible fréquentation de la voirie. Dans le premier cas, le tronçon sans zone de sécurité est limité à la zone dans laquelle la plante est observée. Dans le deuxième cas, le tronçon est plus long et peut concerner toute la longueur de la route ou du chemin.
  3. Les zones de fauchage « très tardif », caractérisées par un mulching de la végétation, à partir du 30 octobre. Ce choix s’explique par la présence de plante à floraison très tardive ou de reptiles.
  4. Les zones de fauchage « tardif » avec ramassage de la végétation coupée. Le ramassage de la végétation a pour but d’empêcher le retour au sol, lors de la phase de décomposition de la matière végétale, des éléments nutritifs contenus dans la plante. Lorsque ces éléments sont présents en grande quantité dans le sol, ils favorisent davantage le développement des graminées et des orties, plutôt que le développement des plantes à fleurs. Les opé- rations de ramassage permettent également d’éliminer la litière de matière organique qui s’est accumulée au fil des années et qui, souvent, forme un feutrage épais à la surface du sol, empêchant les graines arrivées à maturité d’atteindre la surface du sol et de germer. Bien que l’usage de cette technique soit à recommander pour une grande partie des bords de route, elle est actuellement réservée aux seuls sites à grande valeur biologique.
  5. Les zones où deux fauchages sont réalisés au cours de la saison de végétation. Le premier passage concerne la totalité de la surface du bord de route concernée et est réalisé au moment du démarrage des graminées, soit durant les mois de mars et d’avril. Le deuxième passage est réalisé à partir de septembre et concerne également toute la surface de ce bord de route. Cette cinquième zone de fauchage devrait concerner les zones dominées par les graminées et où une amélioration de la composition floristique pourrait être facilement obtenue, en freinant le développement des graminées.

Chaumont-Gistoux pratique, essentiellement, la première technique, voire la deuxième, quand les zones d’inventaires botaniques le justifient.

Outre les panneaux de signalisation « fauchage tardif – zone refuge» qui seront dorénavant déplacés aux abords des inventaires botaniques cités plus haut, le géoportail de la Wallonie (Walonmap) offre une vue d’ensemble des zones de fauchage tardif sur les bords de route communaux. La Région wallonne accompagne aussi la Commune pour former le personnel technique (la dernière séance s’est déroulée le vendredi 10 juillet 2020), sensibiliser la population (articles dans Amalgame et panneaux en bords de route) et organiser des conférences spécifiques (le 9 mars 2020, le représentant du SPW a rencontré, pour la cinquième reprise, les agriculteurs de Chaumont-Gistoux).

Sources : François Naveau – Département de la Nature et des Forêts du S.P.W.

Fauchage tardif des bords de routes

Galerie